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mardi 13 novembre 2018

Endométriose: Causes Symptomes Diagnostic Traitement

L’endométriose 


Définition: L’endométriose se définit par la présence de tissu endométrial (glande et stroma) en dehors de la cavité utérine. Il s’agit d’une pathologie bénigne affectant 10 à 15 % des femmes en âge de procréer, avec une incidence atteignant 50 % chez les femmes infertiles.
Diagnostic: trois circonstances principales :
- les algies pelviennes chroniques,
- l’infertilité,
- la découverte d’une masse annexielle.
L’endométriose est classiquement divisée en trois entités : péritonéale, ovarienne et profonde, cette dernière étant caractérisée par l’infiltration des structures anatomiques et des organes par le tissu endométrial.

La physiopathologie de l’endométriose n'est pas encore élucidée, plusieurs causes pourraient lexpliquées : le reflux tubaire de tissu endométrial associé à des altérations de l’immunité et l’implication de nombreuses voies de régulation dont l’expression des molécules d’adhésion, des métalloprotéases, des protéines pro- et antiapoptotiques et des facteurs angiogéniques,

L’imagerie:
 L’échographie pelvienne suspubienne et surtout endovaginale est
l’examen de première intention à réaliser en cas de suspicion d’endométriose,
l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pelvienne.: L’examen de référence, à réaliser en seconde intention, permet d’effectuer une cartographie complète des atteintes ovariennes et des localisations profondes antérieures et postérieures.
L' écho-endoscopie transrectale, qui permet d’affirmer l’infiltration de la paroi recto-sigmoïdienne.
Une tomodensitométrie avec opacification digestive peut compléter le bilan pour préciser une atteinte cæcale ou du grêle.

Le traitement médical de l’endométriose est symptomatique. Le suivi psychologique doit être intégré à la prise en charge globale de la maladie. Ces traitements peuvent être associé à une prise en charge symptomatique classique de la douleur par des antalgiques de palier 1 ou 2 à la demande.

La contraception estroprogestative est le traitement de première intention de l’endométriose chez la femme jeune, efficace notamment pour la prise en charge des dysménorrhées. Elle a l’avantage d’être le plus souvent bien tolérée et peut être donnée pour une durée prolongée.
De plus, elle a montré son efficacité sur la diminution de la taille des endométriomes et est donc recommandée en première
intention dans cette indication.

Les progestatifs administrés en continu (mise en aménorrhée) sont le traitement de première intention dans les formes sévères. Les progestatifs utilisés dans le traitement de l’endométriose
sont les dérivés de la progestérone : les dérivés prégnanes et norprégnanes.

L'utilisation du stérilet au lévonorgestrel est une alternative efficace, notamment dans les endométrioses profondes.

Endométriose et infertilité: l’impact des différentes
formes d’endométriose et de ses traitements sur la fertilité est difficile. La prise en charge des patientes infertiles ayant une endométriose se fait en collaboration avec les équipes d’aide médicale à la procréation (AMP) . L’infertilité est l’absence de grossesse spontanée au-delà d’un an.
La stratégie thérapeutique tient compte du type et de la sévérité des lésions, de la symptomatologie douloureuse associée et des
facteurs fréquemment associés que sont l’adénomyose, l’insuffisance ovarienne (aggravée par l’endométriose ovarienne et les traitements chirurgicaux souvent itératifs) et l’âge maternel.
Une question importante est la place de la chirurgie, son type et le moment adéquat pour la proposer. Chez les patientes atteintes d’endométriose péritonéale découverte lors d’un bilan d’infertilité,
La découverte d’un endométriome de moins de 6 cm ne doit
pas entraîner de prise en charge chirurgicale.
Les recommandations de l’European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) 2013 soulignent l’absence d’indication d’opération  et d’exérèse d’endométriome dans le cadre de l’infertilité avant AMP et insistent sur le risque d’altération de la réserve ovarienne.

Merci de laisser votre témoignage, dans le Commentaire.





Endométriose: Causes Symptomes Diagnostic Traitement

vendredi 9 novembre 2018

RHINITE ALLERGIQUE Pollinose Rhume des foins

RHINITE ALLERGIQUE   Pollinose = Rhume des foins

Définition: Réaction immédiate et différée aux allergènes atmosphériques et de l'environnement ,  fréquente avant 30 ans, puis diminue avec l'âge, touche les deux sexes homme et  femme de façon égale . la composante héréditaire probable mais non prouvée. peut être  associée à asthme , dermite atopique.
Elle débute par la création de récepteurs spécifiques à la réaction antigène-anticorps de type IgE sur les cellules mastocytaires de la muqueuse nasale. La réaction antigène-anticorps entraîne des phénomènes chimiques responsables d'une cascade d'événements dans le mastocyte, le plus important étant la dégranulation mastocytaire. Celle-ci aboutit à la libération de médiateurs de l'inflammation: histamine, leucotriènes, prostaglandines, protéases et facteur d'activation des plaquettes. Il s'ensuit une réaction immédiate symptomatique, puis une réaction plus tardive et plus prolongée. Celle-ci est due à l'infiltration des tissus par les polynucléaires éosinophiles, basophiles, neutrophiles et les monocytes.
  1. Le caractère périodique ou apériodique des manifestations est variable selon les individus et le climat.
  2. La rhinite apériodique évoque un allergène domestique: poussières de maison, moisissures, poils d'animaux, acariens mais aussi allergènes alimentaires ou professionnels (farine des boulangers...).
  3. Le caractère saisonnier doit faire évoquer une allergie aux pollens appelée pollinose ou rhume des foins.
Étiologie:
  1. Allergènes inhalés pendant la saison des foins: pollens
  2. Allergènes inhalés indépendamment des saisons: moisissures, poils d'animaux, poussières de maison, acariens, plantes d'interieur
  3. Allergènes alimentaires: poissons, fraises, œufs, lait, noix, farine...
  4. Allergènes professionnels: farines des boulangers, cheveux des coiffeurs
  5. Allergènes bactériens et parasitaires (notion d'allergie infectieuse)
Facteurs de risque:
  1. Antécédents familiaux
  2. Exposition fréquente aux allergènes
  3. Terrain allergique: eczéma, asthme, urticaire...
  4. Absence de compliance au traitement institué
  5. Facteurs liés à l'âge l'enfant : cause la plus fréquente des rhinites chroniques .
  6. Grossesse aggrave tous les types de rhinites, allergiques ou non.
Signes cliniques : Poumons, peau, système lymphatique, système immunologique, glandes exocrines...
  • Obstruction nasale
  • Prurit nasal
  • Cernes
  • Respiration buccale
  • Hypo- ou anosmie
  • Toux sèche irritative
  • Éternuement en salves
  • Dysphonie intermittente
  • Écoulement nasal clair antérieur ou postérieur (rhinorrhée aqueuse)
  • Muqueuse nasale claire, œdématiée, lilacée
  • Signes végétatifs, impression de malaise
  • Polypes de la fosse nasale
  • Larmoiement, conjonctivite
  • Sensation d'oreilles bouchées
  • Asthénie, troubles du sommeil
Diagnostic différentiel:
  • Rhinite infectieuse
  • Rhinite à éosinophiles: NARES
  • Rhinite vasomotrice
  • Sinusite chronique
  • Utilisation chronique de l'aspirine
  • Déviation septale
  • Rhinite chronique par grattage
  • Corps étranger intranasal (enfant)
  • Déficit en IgA avec sinusite récidivante
  • Rhinorrhée cérébrospinale par lésion de la lame criblée. Test par détection du glucose sur des bandelettes réactives
  • Iatrogénie: rhinite médicamenteuse avec les gouttes nasales vasoconstrictrices utilisées de façon prolongée, entraînant un effet rebond à l'arrêt
  • Prise chronique d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine
Examens Complémentaires :
  • NFS avec éosinophilie: le taux d'éosinophiles peut être augmenté ou souvent normal en dehors de complications ( les corticoïdes modifient le taux d'éosinophiles , et certaines parasitoses peuvent modifier le taux d'éosinophiles. ) .
  • Phadiatop: dépiste les allergènes respiratoires. C'est un test global de dépistage.
  • Cytologie nasale et comptage
  • Dosage des IgE spécifiques (RAST) ou aspécifiques (RIST)
  • Test de provocation nasale avec rhinomanométrie (courbe débit-pression, renseigne sur la perméabilité nasale)
  • Tests cutanés spécifiques: chaque technique, lorsqu'elle est positive, se manifeste par une rougeur et une inflammation au point d'injection. Se méfier des réactions anaphylactiques.
    • Test de Prick: on réalise une érosion épidermique par contact d'un testeur imbibé d'allergène.
    • Tests cutanés intradermiques: on utilise une aiguille de fin diamètre pour introduire l'allergène dilué sous l'épiderme.
  • Etude anatomie pathologique : la cytologie nasale par brossage objective une prédominance d'éosinophiles, basophiles, mastocytes,  la muqueuse nasale œdèmatiée , infiltrée d'éosinophiles.
  • Radio Allergo Sorbent test (= RAST): plus cher et utilisé en cas de contre-indication aux tests cutanés (eczéma atopique, dermographisme)
  • Radiographie des sinus, opacité en cadre, polypes...
Traitement :
  • Traitement préventif  diminuer l'exposition aux allergènes , eviter les aliments allergisants, parfois reclassement professionnel ou suppression de certaines activités sportives (sports de plein air)
  • Traitement adapté à la sévérité de la symptomatologie
  • Septoplastie si déviation conséquente
  • Immunothérapie: réservée aux rhinites saisonnières résistantes aux traitements médicaux bien conduits
  • Désensibilisation quand elle est possible par l'introduction de doses croissantes d'allergène dilué
  • Prise en charge psychothérapique
Traitement symptomatique lorsque la désensibilisation ou l'éviction sont impossibles
  • Antihistaminiques (5 classes) : certains entraînent une somnolence, à prescrire le soir au coucher: polaramine, prométhazine, hydroxyzine..., d'autres peuvent être prescrits le matin: terfénadine, loratadine, cétirizine, astémizole...
  • Décongestionnants: pseudoéphédrine, phényléphrine...
  • Gouttes nasales: chromoglycate de sodium. Inhibe la dégranulation mastocytaire. Corticoïdes locaux: béclométasone, flunisolide...
  • Corticothérapie par voie générale: réservée à des cas graves, toujours de courte durée
  • Vasoconstricteurs locaux pour de courtes périodes.
Prophylaxie:
  1. Limiter les sorties champêtres au printemps
  2. Limiter l'emploi de l'air conditionné
  3. Nettoyage régulier et intense du lieu d'habitation
  4. Éviter l'acquisition d'un animal domestique
  5. Éviter l'exposition aux polluants atmosphériques (fumées...)
  6. Utiliser des taies d'oreillers antiallergiques (caches)...
Complications:
  • Surinfection
  • Otite moyenne
  • Sinusite
  • Épistaxis
  • Hyperplasie des végétations adénoïdes
  • Asthme bronchique

Évolution : le pronostic est bons en général, car les allergies diminuent avec l'âge (4ème-5ème décennies). toutefois, risque de transformation en asthme bronchique 

jeudi 1 novembre 2018

Principales sources de fibres alimentaires et Leurs Effets

Principales sources de fibres alimentaires

Définition:  Les fibres alimentaires sont les parties d'origine végétale non transformées par les enzymes de la digestion non solubles. elles ont un role important au bon fonctionnement du transit intestinal. Elles n'ont pas un rôle énergétique le role des fibres alimentaires constipation a été prouvé, Pour trouver les aliments riches en fibres alimentaires, et faire un régime voici le tableau.
et pour avoir documentation en pdf laissez un commentaire 

tableau des aliments riches en fibres

Propriétés des fibres alimentaires: Leurs rôles physiologiques sont nombreux et important.
L'activité des fibres alimentaires dépend surtout de leur solubilité et de leur viscosité. 
La capacité à retenir l'eau (caractère hygroscopique) qui lui donne  une solubilité variable. 
La cellulose et la lignine ne sont pas solubles et ne forment donc pas de gel, par contre  les pectines et les beta-glucanes sont hydrosolubles et ils ont une viscosité plus élevée. 
Selon leur composition, les hémicelluloses sont soit solubles, soit insolubles. 
Les fibres non solubles sont fermentescibles dans la partie distale du tube digestif. 

Le rôle important des fibres en nutrition préventive et thérapeutique:

Augmentation du volume du bol fécal: est la conséquence du pouvoir hygroscopique des fibres et de l'augmentation de la masse bactérienne induite par la fermentation. Les fibres ont un rôle de régulateur du transit intestinal.

Métabolisme glucosé : Contribution à l'équilibre du microbiote intestinal qui est impliqué dans les mécanismes de l'insulino-résistance.
Diminution de l'index glycémique par ralentissement de la vidange gastrique et à la formation d'une interface de gel entre le contenu de l'intestin et les entérocytes ce qui diffère l'absorption des glucides. 
Rassasiement favorisé par le ralentissement de la vidange gastrique contribue à réduire la charge énergétique et glycémique. 
Les produits de fermentation favorise la production du glucagon-like peptide-1 (GLP-1) intestinal ce qui augmente l'effet rassasiant et stimule la sécrétion d'insuline. 

Métabolisme du cholestérol: Les régimes riches en fibres sont associés à une prévalence plus faible des maladies coronariennes. 
 En diminuant la réabsorption des acides biliaires, les fibres réduisent leur cycle entérohépatique et de ce fait la récupération du cholestérol par le foie via les acides biliaires. 
ce qui entraîne une augmentation compensatrice des récepteurs des LDL avec une captation hépatique importante du LDL-cholestérol et une diminution de la cholestérolémie plasmatique. 
Les β-glucanes (riche surtout dans l'avoine) ont un grand effet hypocholestérolémiant.
Toutefois dans ce type d'alimentation les apports lipidiques sont également réduits et il est difficile de faire la part des choses même si les cholestérolémies totales et LDL sont plus basses.
D'autres études suggèrent une augmentation de l'activité de la 7-α-cholestérol hydroxylase qui régule la transformation du cholestérol en acides biliaires ce qui aboutit à une déplétion en cholestérol, une stimulation de la synthèse endogène du cholestérol et une majoration de la présentation des récepteurs des LDL avec une épuration accrue du cholestérol estérifié à partir des LDL. Il a également été suggéré que l'augmentation de la synthèse des propionates par le microbiote entraînait une diminution de la synthèse du cholestérol et des lipoprotéines de très basse densité (VLDL).

Protège contre le Cancer: La fermentation des fibres est à l'origine de la production de gaz (CO2 , H2 , CH4 ) et d'acides gras à chaîne courte dits volatils (acétique, butyrique, et propionique) ayant des propriétés trophiques sur l'épithélium colique considérés comme protecteurs vis-à-vis de la cancérogenèse. 

Protecteur de la Muqueuse colique: La fermentation des fibres réduit la formation des acides biliaires secondaires agressifs à l'encontre de la muqueuse colique. 
L'inuline, les fructanes et les oligosaccharides sont particulièrement fermentescibles. 

Diminution de  la réabsorption d'hormones sexuelles: comme les œstrogènes ce qui diminue leur concentration plasmatique et leur élimination urinaire. 

Améliore dissociation des complexes de minéraux:
 Les acides gras volatils facilitent la dissociation des complexes de minéraux (calcium, magnésium, fer…), leur solubilisation et leur absorption tardive au niveau colique. 

Effet prébiotiques: certaines fibres fermentescibles sont des prébiotiques de par leur capacité à modifier la composition du microbiote.

Inconvénients des fibres alimentaires: 

Les risques liés à la consommation de fibres sont rares chez le sujet sain. mais, il est préférable d'augmenter la consommation de fibres progressivement pour maîtriser de petits inconforts (flatulences, douleurs abdominales, gaz) et de boire beaucoup de liquide au cours de la journée, car l'eau augmente l'efficacité des fibres. 

Les fibres ont l'inconvénient potentiel de chélater des minéraux (zinc, calcium, fer) mais cet effet délétère est compensé par la richesse en vitamines et minéraux des aliments riches en fibres. 

La consommation de fibres insolubles et fermentescibles peut être déconseillée dans les maladies inflammatoires du tube digestif et dans les colopathies fonctionnelles sévères et anciennes. 

Recommandations et allégations:

Les aliments les plus riches en fibres sont les sons de céréales (blé et avoine), les céréales complètes, les légumes secs (lentilles, haricots) et les fruits secs (pruneaux, abricots). Du fait de leur forte teneur en eau les fruits et les légumes frais apportent relativement peu de fibres rapportées au poids frais mais ces aliments sont évidemment riches en fibres pour 100  kcal . 
Basés sur les résultats des études épidémiologiques montrant un abaissement des risques relatifs pour une consommation de fibres supérieures à 25 g/j, donc il est recommandé de consommer au moins 25 g de fibres par jour et si possible 30 g pour les adultes.

la promotion des fibres est assurée par des messages recommandant l'augmentation de la consommation d'aliments sources de glucides complexes comme les céréales complètes ou encore de fruits et légumes. 
L'allégation nutritionnelle source de fibres correspond à une quantité de 3  g/100  g ou de 1,5  g/100  kcal et l'allégation riche en fibres correspond à une quantité de 6  g/100  g ou de 3 g/100 kcal.

Fibres et poids:
De nombreuses études observationnelles suggèrent l'existence d'une relation bénéfique entre la consommation de fibres et le poids mais il persiste un débat quant à la réalité d'un effet intrinsèque des fibres parce qu'une alimentation à forte charge en fibres apporte d'autres nutriments et micronutriments pouvant avoir des effets favorables sur le poids.
La prévalence de l'obésité est moindre dans les populations ayant un apport élevé en fibres et, inversement, augmente au fur et à mesure que l'alimentation s'appauvrit en fibres.
Dans une étude multicentrique internationale portant sur 16 cohortes l'index de masse corporelle (IMC) est corrélé négativement avec l'apport en fibres, et la consommation de fibres solubles est inversement proportionnelle à l'apport énergétique, la masse grasse corporelle et le tissu adipeux viscéral.

Les sujets qui consomment le plus de fibres prennent moins de poids indépendamment du niveau des apports lipidiques.
Les résultats des essais randomisés de supplémentation évaluant l'effet sur le poids sont discordants et entachés de nombreux biais.
Les résultats apparemment intéressants de la gomme guar n'ont pas résisté à une méta-analyse.
Les fibres peuvent contribuer à la régulation du poids par divers mécanismes :
• densité énergétique plus faible des aliments riches en fibres;
• mastication plus longue ;
• sensation de satiété précoce en raison d'un retard de la vidange gastrique (fibres solubles);
• retard à l'action des enzymes digestives en raison de l'intrication des nutriments et des fibres;
• participation à la régulation des hormones intestinales impliquées dans la régulation de la prise alimentaire.

Comment supplémenter en fibres?
La consommation de céréales enrichies en fibres est efficace mais n'assure pas la diversité des sources souhaitable.
- Les β-glucanes d'avoine ou d'orge sont des fibres solubles dont l'efficacité sur l'écrêtement de la glycémie et sur l'hypercholestérolémie a été démontrée.
- La pectine est une fibre soluble utilisée comme épaississant (E440) ou comme traitement de la constipation. À la dose de 10 g administrée pendant le repas elle peut prétendre réduire le pic de glycémie postprandiale mais non augmenter l'impression de satiété ou réduire le poids.
- La gomme guar extraite d'une graine de légumineuse est utilisée soit comme épaississant soit comme additif (E412) ou comme traitement du reflux gastro-œsophagien. Elle est souvent présentée comme un coupe-faim naturel mais n'a pas d'indication validée.